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GRANDE NUIT - présentée par la cinémathèque Française et de la Danse

[présentation] 

 


Mémoires du Jazz, images des collections de Jo Milgram avec Cab Calloway, Duke Ellington, Bill "Bojangles", Robinson, "Snake Hips", Tucker, les Nicholas, les Berry Brothers et tant d’autres tap-dancers dont la virtuosité acrobatique, l’ésotérisme des figures, des passes et des enchainements, constituent le secret d’une écriture et d’une jubilation à jamais perdu. Jean Cocteau disait que les rag-times étaient nés du mariage des rythmes russes et du sang noir. De même c’est en voyant répéter dans les cirques les acrobates venus d’Europe de l’Est que les tap-dancers apprirent la maîtrise technique et la rapidité vertigineuse avec lesquelles ils allaient forger le génie de leur style. Ce fut désormais, peandant des années, un crépitement ininterrompu de danses où l’élégance, l’invention,l’audace se rassemblèrent pour créer les plus beaux numéros de music-hall du monde. Intense poésie de ces mouvements en perpétuels décalages, de ces corps gagnés par l’urgence. Point où nous retrouvons Joséphine Baker et son apparition dans la Revue Nègre de 1925 : dénudée, affranchie, la taille ornée de cette légendaire ceinture de bananes, elle allait, en une nuit, hypnotiser Paris puis l’Europe toute entière. Aussi émouvante et drôle qu’une chanson de Trénet, aussi intelligente et fantasque que les pages de Cendrars ou les poèmes de Max Jacob... Également précieuse, l’histoire de Mura Dehn, venue de Russie avant-guerre. Nous lui devons certaines des plus étonnantes prises de vue de jazz jamais réalisées. De la grande époque de Lindy-Hop à Harlem, jusqu’aux breakers du Bronx , en prés d’un demi siècle elle a constitué une anthologie de danses de jazz encore inédite en France : The Spirit Moves. Sans ces images pourrions-nous aujourd’hui encore avoir une idée du talent de ces couples anonymes, partenaires d’un soir, qui se lançaient sur la piste du Savoy lorsque le jazz était encore une musique pour danser ? Mura Dehn disait : " Je travaillais avec les danseurs de l’intérieur car le cœur du jazz est un mouvement de l’âme." A cette époque la danse était devenue l’écriture des anges.

 

 

- Kid Ory (1958)
- Bessie Smith - Saint-Louis Blues (1929)
- Louis Amstrong - Rhapsody in Black and Blue (1932)
- Fats Waller - I’ve got my fingers crossed (1935)
- Betty Boop & Cab Calloway (1933)
- Ethel Waters & Sammy Davis (1933)
- Duke Ellington (1951)
- Louis Amstrong - A Skeleton in the Closet (1936)
- Sonny Boy Williamson - Harmonica Blues
- Duke Ellington & Fredi Washigton - Black and Tan Fantasy (1929)
- Earl Hines, Jack Teagarden, ... (1951)
- Betty Boops & Louis Amstrong (1932)
- Blind Gary Davis (1964)
- Jamboree (1943)
- Count Basie sextet & Billie Holiday (1950)
- Lester Young & Mary Bryant - Jammin’ the Blues (1944)
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Et des documents avec les Berry Brothers, Buck and Bubbles, Benny Carter & Bunny Briggs, les Lindy Hoppers, Dizzie Gillespie et Charlie Parker.

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23 juin 1989 à 22h30
à la Vieille Charité



 

 

 

 
   
 

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> dernière mise à jour : 02.12.2017