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Jeu de piste n°6 - avec Mark Tompkins

[présentation] 

 


Untitled "Ne l’oublions pas, les artistes ne font pas exprès. C’est Duchamp qui l’a dit (je ne me rappelle pas la citation exacte) et il en connait un rayon."
- Mélanie Brouillard
 

J’ai un gros défaut : j’aime faire théorie de tout bois. Autrement dit, tout me pose question. Ça se soigne ? Pas sûr. Je ne résiste pas à vous livrer celle du jour, sur le mode interrogatif : et si les formes avançaient grâce à leur renouvellement par des aventuriers inconscients d’aller contre les règles, parce qu’ils viennent d’ailleurs et envahissent avec une belle fraîcheur un terrain vierge pour eux ?
 
Je sais qu’on pourrait dire exactement le contraire, c’est le propre de ce genre de théories. Essayons : le renouvellement d’une forme provient du patient creusement de quelques sillons têtues, si ce n’est d’un sillon unique, d’une hyper-spécialisation, en quelque sorte... Oui. Ça marche aussi, mais outre que j’ai un penchant naturel pour la première vision, à cause de l’origine dans l’ailleurs, je propose que les deux versions se combinent. Mark Tompkins pourrait alors avoir quelque chose à dire sur le sujet. Venu du théâtre et d’une autre culture, il pratique le mélange des genres (dans tous les sens du terme). Plus que tout, il sait garder l’ambiguïté du jeu, sur scène et en public, en restant toujours lui même : l’homme qui joue des rôles, dans le temps et l’escape de la "performance" et non ceux de la "présentation". Ou plutôt avec une "présence" qui relève de la "performance", de la "prestation", même dans ses pièces ouvertement "chorégraphiques". La nuance est subtile et la mise en danger réelle, sous l’apparence du jeu. Ce n’est pas une histoire de forme, c’est une histoire de corps.
-  Bref, les années 70 dans toute leur splendeur telles qu’à juste titre, elles pourraient ne pas en finir d’être revisitées : elles sont inépuisables. Or, pourquoi sont-elles vécues en France sur un mode cérébral et donc déplacé, coupé du corps ? Vaste débat. De toute façon, nous n’aborderont pas de front ces questions avec Mark Tompkins. Lors du jeu de piste du 2 mai, car une nouvelle règle est instaurée pour l’occasion. Demander à Mark de réagir (et le faire avec lui) à partir d’une trame fournie par les spectateurs, à savoir des mots déposés par eux après les spectacles présentés fin avril. Mais qui sait, les choses à dire finissent toujours par sortir...

 
Denise Luccioni,
 
Hommages, de Mark Tompkins






 

 

 

 
   
 

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> dernière mise à jour : 02.10.2016