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Là où nous sommes

[présentation] 

 


chorégraphie : Martine Pisani avec : Theo Kooijman, Philippe Riéra, Anja Schmidt lumière : Caty Olive son : Kolatch
 

S’exposer aux regards, prendre un risque, être en équilibre, arriver, se mettre dans tous ses états, douter, sauter dans le vide, être pieds nus, tourner en rond, passer du coq à l’âne, marcher, parler tout seul, s’interroger, prendre une action en route, se souvenir, boire d’un trait, s’abandonner à la danse, à la musique, à soi-même, fatiguer le corps, tuer le temps, s’essouffler, se lancer sans ménagement, revenir en arrière, écouter, s’entraîner à un jeu d’adresse, chercher sa place, être à côté de ses chaussures, regarder, être désorienté, parcourir,
il s’agit de chercher à travers ce que nous sommes, là où nous sommes, une liberté de comportement. Ce qui nous amène dans des directions parfois contradictoires.
Nous aimons faire jouer les éléments entre eux ou les laisser à plat plutôt que les enfermer dans une construction dramatique. Ainsi les séquences sont conçues indépendamment les unes des autres et entrent dans des rapports de résonance et d’échange.
Notre attention se porte plus particulièrement sur la mise en scène du temps. Un temps qui pourrait se déjouer d’un ordre établi, un temps discontinu, un temps qui hésite entre plusieurs possibles.
Dans des combinaisons sans cesse renouvelées, ils entrent en scène quelques instants puis ressortent. Sans nous promettre jamais aucun fil rouge. Au lieu de quoi, ils trottinent, esquissent un pas de danse, trébuchent sur la scène blanche et nue avec la même désinvolture que pour une séance de réglage. A l’évidence, ils prennent un plaisir toujours plus grand à leurs sottises. Le public aussi. Le trio ne cesse d’inventer des nouvelles façons de balancer bras et jambes, comme s’ils étaient totalement étrangers à eux-mêmes et contraints par intermittences à sauver, à leurs propres frais, la situation (de danse). Mais existerait-il quelque chose de plus beau que n’avoir pas à se prendre au sérieux ?

Franz Cramer
Märkische Allgemeine, extrait.


du jeudi 25 au samedi 27 mars 1999 à la Minoterie, théâtre de la Joliette


 

avec l’aide de la Fondation Beaumarchais
Création en novembre 1996 aux Plateaux de la Biennale du Val de Marne. Prix du festival « Vivat la danse » d’Armentières et tournée en 1997-98 en Allemagne, Autriche, Angleterre, Canada, Suisse dans le cadre des Bancs d’Essai Internationaux.

 

 

 
   
 

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> dernière mise à jour : 02.10.2016